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Ryanair met un terme à son aventure provençale
mso-bidi-font-weight: normal;">Mise en examen fin septembre, la compagnie à bas coût fermera sa base établie à l’aéroport Marseille-Provence en janvier 2011. Une perte pour Marseille et sa région ?


Michael O’Leary a mis ses menaces à exécution. Mercredi 13 octobre, le PDG de Ryanair avait fait le déplacement à l’aéroport de Marseille-Provence pour annoncer en personne la fermeture prochaine de sa seule base française. "Nous sommes très déçus de la décision des autorités françaises d'engager des poursuites contre la base de Ryanair à Marseille, qui est totalement conforme à la réglementation de l'UE pour les travailleurs mobiles des transports" a déclaré M. O’Leary. Selon lui, c’est le"prix fort à payer" pour prouver que ses salariés sous contrat irlandais sont bel et bien mobiles, et en conformité avec le droit européen.


Ryanair est accusée de violer un décret du 21 novembre 2006, soumettant les personnels navigants des compagnies étrangères installées en France au droit français. Une plainte commune déposée en avril dernier par l’Union des navigants de l’aviation civile (UNAC) et le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), avait entr aîné la mise en examen de la compagnie irlandaise par le parquet d’Aix-en-Provence pour "travail dissimulé" et "emploi illicite" le 27 septembre.


Pour l’avocat de l’UNAC, Me Rachid Brihi, l’activité durable de Ryanair à Marseille l’oblige à soumettre son personnel à la réglementation française. "Quand on va sur l’aéroport, on voit bien que les employés ne sont pas là pour quelques jours," déclare-t-il, soulignant que l’activité de Ryanair à Marseille ne relève pas d’une mission temporaire qui lui permettrait de détacher ses salariés à la base.


Le départ de la compagnie est perçu comme un aveu de faiblesse par ses détracteurs. Une décision "assez curieuse", selon Me Brihi, pour une compagnie qui clame son innocence. Le président du SNPL, Jocelyn Smykowski, va plus loin : "À mon avis c'est un chantage, une pression qui est mise sur les élus pour obtenir le changement de la loi."


Du côté de l’aéroport Marseille-Provence, on comprend le choix de M. O’Leary, partenaire depuis mai 2006. "Ryanair est une compagnie européenne qui marche parce qu’elle est flexible. (...) Si jamais elle enfreignait le droit européen, pourquoi n’aurait-elle des ennuis qu’à Marseille ?" se demande la direction, qualifiant le décret français de "verrue au niveau européen."


Prévue le 11 janvier 2011, la fermeture de la base entraînera le départ des 200 employés et des quatre avions de la compagnie. Sur les 23 lignes au départ de Marseille, dix seront maintenues, opérées par des personnels d’autres aéroports, et treize seront supprimées. Un ralentissement du trafic aérien qui se traduira par une perte sèche de 150 000 passagers entre janvier et mars 2011 et devrait également avoir des répercussions sur l’économie locale, selon l’aéroport. Entre 500 et 1000 emplois indirects seraient menacés, principalement dans l’industrie touristique et la restauration.


"Marseille-Provence n’est pas une destination unique. Si l’on n’est pas accessible facilement, les touristes ne viennent plus" assure la direction, qui ne s’inquiète pourtant pas outre mesure. La saison aérienne hivernale est déjà bouclée, mais les concurrents – le français Transavia notamment – sont déjà sur les rangs pour occuper le créneau de Ryanair à partir d’avril prochain.


Premiers touchés, les passagers provençaux demeurent sereins. S’envolant de l’aéroport MP2 pour Agadir ce mardi, Jean-Pierre Garcia déplore la fermeture de la ligne. "Quand on voit des compagnies comme ça avec des prix attractifs, c’est toujours intéressant" regrette-t-il. Pourtant, il n’hésitera pas à voler avec des concurrents si les prix restent raisonnables.

Romain Fonsegrives & Gab

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a déclaré M. O’Leary. Selon lui, c’est le"prix fort à payer" pour prouver que ses salariés sous contrat irlandais sont bel et bien mobiles, et en conformité avec le droit européen.


Ryanair est accusée de violer un décret du 21 novembre 2006, soumettant les personnels navigants des compagnies étrangères installées en France au droit français. Une plainte commune déposée en avril dernier par l’Union des navigants de l’aviation civile (UNAC) et le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), avait entr aîné la mise en examen de la compagnie irlandaise par le parquet d’Aix-en-Provence pour "travail dissimulé" et "emploi illicite" le 27 septembre.


Pour l’avocat de l’UNAC, Me Rachid Brihi, l’activité durable de Ryanair à Marseille l’oblige à soumettre son personnel à la réglementation française. "Quand on va sur l’aéroport, on voit bien que les employés ne sont pas là pour quelques jours," déclare-t-il, soulignant que l’activité de Ryanair à Marseille ne relève pas d’une mission temporaire qui lui permettrait de détacher ses salariés à la base.


Le départ de la compagnie est perçu comme un aveu de faiblesse par ses détracteurs. Une décision "assez curieuse", selon Me Brihi, pour une compagnie qui clame son innocence. Le président du SNPL, Jocelyn Smykowski, va plus loin : "À mon avis c'est un chantage, une pression qui est mise sur les élus pour obtenir le changement de la loi."


Du côté de l’aéroport Marseille-Provence, on comprend le choix de M. O’Leary, partenaire depuis mai 2006. "Ryanair est une compagnie européenne qui marche parce qu’elle est flexible. (...) Si jamais elle enfreignait le droit européen, pourquoi n’aurait-elle des ennuis qu’à Marseille ?" se demande la direction, qualifiant le décret français de "verrue au niveau européen."


Prévue le 11 janvier 2011, la fermeture de la base entraînera le départ des 200 employés et des quatre avions de la compagnie. Sur les 23 lignes au départ de Marseille, dix seront maintenues, opérées par des personnels d’autres aéroports, et treize seront supprimées. Un ralentissement du trafic aérien qui se traduira par une perte sèche de 150 000 passagers entre janvier et mars 2011 et devrait également avoir des répercussions sur l’économie locale, selon l’aéroport. Entre 500 et 1000 emplois indirects seraient menacés, principalement dans l’industrie touristique et la restauration.


"Marseille-Provence n’est pas une destination unique. Si l’on n’est pas accessible facilement, les touristes ne viennent plus" assure la direction, qui ne s’inquiète pourtant pas outre mesure. La saison aérienne hivernale est déjà bouclée, mais les concurrents – le français Transavia notamment – sont déjà sur les rangs pour occuper le créneau de Ryanair à partir d’avril prochain.


Premiers touchés, les passagers provençaux demeurent sereins. S’envolant de l’aéroport MP2 pour Agadir ce mardi, Jean-Pierre Garcia déplore la fermeture de la ligne. "Quand on voit des compagnies comme ça avec des prix attractifs, c’est toujours intéressant" regrette-t-il. Pourtant, il n’hésitera pas à voler avec des concurrents si les prix restent raisonnables.

Romain Fonsegrives &a" width="i-font-weight: normal;">Mise en examen fin septembre, la compagnie à bas coût fermera sa base établie à l’aéroport Marseille-Provence en janvier 2011. Une perte pour Marseille et sa région ?


Michael O’Leary a mis ses menaces à exécution. Mercredi 13 octobre, le PDG de Ryanair avait fait le déplacement à l’aéroport de Marseille-Provence pour annoncer en personne la fermeture prochaine de sa seule base française. "Nous sommes très déçus de la décision des autorités françaises d'engager des poursuites contre la base de Ryanair à Marseille, qui est totalement conforme à la réglementation de l'UE pour les travailleurs mobiles des transports" a déclaré M. O’Leary. Selon lui, c’est le"prix fort à payer" pour prouver que ses salariés sous contrat irlandais sont bel et bien mobiles, et en conformité avec le droit européen.


Ryanair est accusée de violer un décret du 21 novembre 2006, soumettant les personnels navigants des compagnies étrangères installées en France au droit français. Une plainte commune déposée en avril dernier par l’Union des navigants de l’aviation civile (UNAC) et le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), avait entr aîné la mise en examen de la compagnie irlandaise par le parquet d’Aix-en-Provence pour "travail dissimulé" et "emploi illicite" le 27 septembre.


Pour l’avocat de l’UNAC, Me Rachid Brihi, l’activité durable de Ryanair à Marseille l’oblige à soumettre son personnel à la réglementation française. "Quand on va sur l’aéroport, on voit bien que les employés ne sont pas là pour quelques jours," déclare-t-il, soulignant que l’activité de Ryanair à Marseille ne relève pas d’une mission temporaire qui lui permettrait de détacher ses salariés à la base.


Le départ de la compagnie est perçu comme un aveu de faiblesse par ses détracteurs. Une décision "assez curieuse", selon Me Brihi, pour une compagnie qui clame son innocence. Le président du SNPL, Jocelyn Smykowski, va plus loin : "À mon avis c'est un chantage, une pression qui est mise sur les élus pour obtenir le changement de la loi."


Du côté de l’aéroport Marseille-Provence, on comprend le choix de M. O’Leary, partenaire depuis mai 2006. "Ryanair est une compagnie européenne qui marche parce qu’elle est flexible. (...) Si jamais elle enfreignait le droit européen, pourquoi n’aurait-elle des ennuis qu’à Marseille ?" se demande la direction, qualifiant le décret français de "verrue au niveau européen."


Prévue le 11 janvier 2011, la fermeture de la base entraînera le départ des 200 employés et des quatre avions de la compagnie. Sur les 23 lignes au départ de Marseille, dix seront maintenues, opérées par des personnels d’autres aéroports, et treize seront supprimées. Un ralentissement du trafic aérien qui se traduira par une perte sèche de 150 000 passagers entre janvier et mars 2011 et devrait également avoir des répercussions sur l’économie locale, selon l’aéroport. Entre 500 et 1000 emplois indirects seraient menacés, principalement dans l’industrie touristique et la restauration.


"Marseille-Provence n’est pas une destination unique. Si l’on n’est pas accessible facilement, les touristes ne viennent plus" assure la direction, qui ne s’inquiète pourtant pas outre mesure. La saison aérienne hivernale est déjà bouclée, mais les concurrents – le français Transavia notamment – sont déjà sur les rangs pour occuper le créneau de Ryanair à partir d’avril prochain.


Premiers touchés, les passagers provençaux demeurent sereins. S’envolant de l’aéroport MP2 pour Agadir ce mardi, Jean-Pierre Garcia déplore la fermeture de la ligne. "Quand on voit des compagnies comme ça avec des prix attractifs, c’est toujours intéressant" regrette-t-il. Pourtant, il n’hésitera pas à voler avec des concurrents si les prix restent raisonnables.

Romain Fonsegrives &a" height="-font-weight: normal;">Mise en examen fin septembre, la compagnie à bas coût fermera sa base établie à l’aéroport Marseille-Provence en janvier 2011. Une perte pour Marseille et sa région ?


Michael O’Leary a mis ses menaces à exécution. Mercredi 13 octobre, le PDG de Ryanair avait fait le déplacement à l’aéroport de Marseille-Provence pour annoncer en personne la fermeture prochaine de sa seule base française. "Nous sommes très déçus de la décision des autorités françaises d'engager des poursuites contre la base de Ryanair à Marseille, qui est totalement conforme à la réglementation de l'UE pour les travailleurs mobiles des transports" a déclaré M. O’Leary. Selon lui, c’est le"prix fort à payer" pour prouver que ses salariés sous contrat irlandais sont bel et bien mobiles, et en conformité avec le droit européen.


Ryanair est accusée de violer un décret du 21 novembre 2006, soumettant les personnels navigants des compagnies étrangères installées en France au droit français. Une plainte commune déposée en avril dernier par l’Union des navigants de l’aviation civile (UNAC) et le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), avait entr aîné la mise en examen de la compagnie irlandaise par le parquet d’Aix-en-Provence pour "travail dissimulé" et "emploi illicite" le 27 septembre.


Pour l’avocat de l’UNAC, Me Rachid Brihi, l’activité durable de Ryanair à Marseille l’oblige à soumettre son personnel à la réglementation française. "Quand on va sur l’aéroport, on voit bien que les employés ne sont pas là pour quelques jours," déclare-t-il, soulignant que l’activité de Ryanair à Marseille ne relève pas d’une mission temporaire qui lui permettrait de détacher ses salariés à la base.


Le départ de la compagnie est perçu comme un aveu de faiblesse par ses détracteurs. Une décision "assez curieuse", selon Me Brihi, pour une compagnie qui clame son innocence. Le président du SNPL, Jocelyn Smykowski, va plus loin : "À mon avis c'est un chantage, une pression qui est mise sur les élus pour obtenir le changement de la loi."


Du côté de l’aéroport Marseille-Provence, on comprend le choix de M. O’Leary, partenaire depuis mai 2006. "Ryanair est une compagnie européenne qui marche parce qu’elle est flexible. (...) Si jamais elle enfreignait le droit européen, pourquoi n’aurait-elle des ennuis qu’à Marseille ?" se demande la direction, qualifiant le décret français de "verrue au niveau européen."


Prévue le 11 janvier 2011, la fermeture de la base entraînera le départ des 200 employés et des quatre avions de la compagnie. Sur les 23 lignes au départ de Marseille, dix seront maintenues, opérées par des personnels d’autres aéroports, et treize seront supprimées. Un ralentissement du trafic aérien qui se traduira par une perte sèche de 150 000 passagers entre janvier et mars 2011 et devrait également avoir des répercussions sur l’économie locale, selon l’aéroport. Entre 500 et 1000 emplois indirects seraient menacés, principalement dans l’industrie touristique et la restauration.


"Marseille-Provence n’est pas une destination unique. Si l’on n’est pas accessible facilement, les touristes ne viennent plus" assure la direction, qui ne s’inquiète pourtant pas outre mesure. La saison aérienne hivernale est déjà bouclée, mais les concurrents – le français Transavia notamment – sont déjà sur les rangs pour occuper le créneau de Ryanair à partir d’avril prochain.


Premiers touchés, les passagers provençaux demeurent sereins. S’envolant de l’aéroport MP2 pour Agadir ce mardi, Jean-Pierre Garcia déplore la fermeture de la ligne. "Quand on voit des compagnies comme ça avec des prix attractifs, c’est toujours intéressant" regrette-t-il. Pourtant, il n’hésitera pas à voler avec des concurrents si les prix restent raisonnables.

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Michael O’Leary a mis ses menaces à exécution. Mercredi 13 octobre, le PDG de Ryanair avait fait le déplacement à l’aéroport de Marseille-Provence pour annoncer en personne la fermeture prochaine de sa seule base française. "Nous sommes très déçus de la décision des autorités françaises d'engager des poursuites contre la base de Ryanair à Marseille, qui est totalement conforme à la réglementation de l'UE pour les travailleurs mobiles des transports" a déclaré M. O’Leary. Selon lui, c’est le"prix fort à payer" pour prouver que ses salariés sous contrat irlandais sont bel et bien mobiles, et en conformité avec le droit européen.


Ryanair est accusée de violer un décret du 21 novembre 2006, soumettant les personnels navigants des compagnies étrangères installées en France au droit français. Une plainte commune déposée en avril dernier par l’Union des navigants de l’aviation civile (UNAC) et le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), avait entr aîné la mise en examen de la compagnie irlandaise par le parquet d’Aix-en-Provence pour "travail dissimulé" et "emploi illicite" le 27 septembre.


Pour l’avocat de l’UNAC, Me Rachid Brihi, l’activité durable de Ryanair à Marseille l’oblige à soumettre son personnel à la réglementation française. "Quand on va sur l’aéroport, on voit bien que les employés ne sont pas là pour quelques jours," déclare-t-il, soulignant que l’activité de Ryanair à Marseille ne relève pas d’une mission temporaire qui lui permettrait de détacher ses salariés à la base.


Le départ de la compagnie est perçu comme un aveu de faiblesse par ses détracteurs. Une décision "assez curieuse", selon Me Brihi, pour une compagnie qui clame son innocence. Le président du SNPL, Jocelyn Smykowski, va plus loin : "À mon avis c'est un chantage, une pression qui est mise sur les élus pour obtenir le changement de la loi."


Du côté de l’aéroport Marseille-Provence, on comprend le choix de M. O’Leary, partenaire depuis mai 2006. "Ryanair est une compagnie européenne qui marche parce qu’elle est flexible. (...) Si jamais elle enfreignait le droit européen, pourquoi n’aurait-elle des ennuis qu’à Marseille ?" se demande la direction, qualifiant le décret français de "verrue au niveau européen."


Prévue le 11 janvier 2011, la fermeture de la base entraînera le départ des 200 employés et des quatre avions de la compagnie. Sur les 23 lignes au départ de Marseille, dix seront maintenues, opérées par des personnels d’autres aéroports, et treize seront supprimées. Un ralentissement du trafic aérien qui se traduira par une perte sèche de 150 000 passagers entre janvier et mars 2011 et devrait également avoir des répercussions sur l’économie locale, selon l’aéroport. Entre 500 et 1000 emplois indirects seraient menacés, principalement dans l’industrie touristique et la restauration.


"Marseille-Provence n’est pas une destination unique. Si l’on n’est pas accessible facilement, les touristes ne viennent plus" assure la direction, qui ne s’inquiète pourtant pas outre mesure. La saison aérienne hivernale est déjà bouclée, mais les concurrents – le français Transavia notamment – sont déjà sur les rangs pour occuper le créneau de Ryanair à partir d’avril prochain.


Premiers touchés, les passagers provençaux demeurent sereins. S’envolant de l’aéroport MP2 pour Agadir ce mardi, Jean-Pierre Garcia déplore la fermeture de la ligne. "Quand on voit des compagnies comme ça avec des prix attractifs, c’est toujours intéressant" regrette-t-il. Pourtant, il n’hésitera pas à voler avec des concurrents si les prix restent raisonnables.

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