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L'Association Sportive Aixoise a démarré sa saison sur des chapeaux de roue avec deux victoires et un match nul lors des trois rencontres inaugurales du championnat de Division Honneur. Le Président Pierre Bracchi est heureux mais prudent : "Notre départ de saison n’est pas tonitruant. Nous avons joué 3 matchs, 2 victoires pour un nul. 3 matchs, ce n’est pas un championnat". Et il n’a pas la mémoire courte : "L’année dernière, le début de saison était mal engagé, puis nous avions redressé la barre. Je me dis que les points gagnés aujourd’hui ne peuvent être que positifs pour la suite dans le sens où nous avons des adversaires très solides. C’est toujours mieux de gagner les premiers matchs".
Les hommes d'André Bodji affrontent ce week-end l'épouvantail de leur groupe, la réserve de l'Olympique de Marseille, descendue la saison dernière de CFA 2. Ce match à domicile au Stade Carcassonne aura valeur de test pour les protégés du président Pierre Bracchi, dont l'objectif avoué est la montée à l'échelon supérieur. A ce propos, il précise que "80% des présidents diront la même chose". Misant énormément sur son centre de formation et ses jeunes, dont Nicolas Prosperi (pré-sélectionné en Equipe de France – de 16 ans), l'ASA cherche à renouer avec son glorieux passé et notamment cette saison 1967/1968 pendant laquelle le club créé par Germain Reynier en 1941 avait eu l'honneur d'évoluer un an en Première Division nationale. Mais comment se démarquer dans l’ombre du voisin marseillais ? "Un partenariat avec l’OM, je n’y crois pas. Le club est très replié sur lui-même, et à vrai dire, ce n’est pas un véritable club formateur avec lequel nous pourrions travailler dans l’échange de joueurs". Le club, qui s’appuie déjà sur un partenariat privilégié avec l’AJ Auxerre et dont certains jeunes ont intégré les centres de formation de Lyon, de Nice ou de Clairefontaine n’envisage pas d’en développer d’autres dans la région. "Nous n’avons pas assez de recul sur le niveau d’un club comme Arles Avignon pour envisager un partenariat durable. En revanche, je suis persuadé que l’avenir du football passe par des fusions entre les clubs de villes voisines tant les dépenses financières deviennent colossales".
Après une 5ème place glanée la saison dernière, l'ASA est pour le moment en tête du classement, et compte sur les trois renforts venus de Gardanne, équipe évoluant au niveau supérieur, à l'intersaison, pour se faire une place au soleil, malgré quelques conflits avec la Mairie d'Aix en Provence au sujet des comptes du club, qui ont déçu le Président : "Le Président passe et le club reste. Les ambitions premières sont celles du club qui doit être appuyé par sa ville. Or aujourd’hui, la mairie doit se positionner clairement et il me semble que celle-ci n’est pas prête à avoir un grand club de football à Aix". La volonté est claire : "Aix aurait les moyens d’avoir un club qui pourrait s’établir à long terme entre le National et la Ligue 2" selon Pierre Bracchi et "de devenir un véritable club formateur".
A. Capron et J. Carrère |